Autoroutes aériennes

Publié le par gaylor 有琴固


L’une des choses les plus marquantes lors de mon arrivée à Shanghai ne fut pas les chinois (bon ok ils sont nombreux et c’est surprenant), pas les tours (là aussi y’en a un paquet), mais tout simplement le réseau autoroutier aérien.

Non, les chinois n’ont pas encore créé des routes volantes, mais par contre ils ont démocratisé les autoroutes surélevées (à plus d’une dizaine de mètre du sol) traversant la ville du nord au sud et en faisant la périphérie. Moi qui vient de Paris et qui était habitué à mon pauvre périph, je ne vous cache pas mon étonnement de voir des autoroutes passer devant des buildings et surtout en plein milieu de la ville, comme dans un film de science-fiction de Ridley Scott ou encore comme l’évolution de la ville du futur vue à l’époque par le mouvement avant-gardiste. D’ailleurs tous les jours, je me questionne encore: suis-je vraiment en Chine ??? Après avoir failli me faire faucher sur la route et entendu le klaxon d’une horde de scooters et le son d’un bon crachat, je constate que oui. Bref revenons-en aux autoroutes.

Parfois ces voies aériennes se croisent et forment des nœuds (ou devrais-je dire un bordel) aérien des plus compliqué. Une route qui monte, une autre qui descend, une seconde qui tourne sur elle-même… tout ce merdier s’entremêlent sans aucun encombre. Tant qu’on circule en voiture dessus ça va, c’est même très beau car on aperçoit Shanghai à vue d’oiseau (tout parait plus beau). Par contre dès qu’on est piéton, le passage sous ces autoroutes peut devenir un vrai casse-tête. Déjà, le vide résiduel laissé par les milliers de colonnes qui soutiennent les voies fait plus penser à un no-man’s land qu’à autre chose (d’ailleurs ce vide est très peu exploité, qui voudrait vivre sous une autoroute ?). Ensuite, il faut user de patience pour franchir ces « non obstacles », parfois passer en deux temps ou encore emprunter les passerelles piétonne aériennes, sans compter que les voitures ne vous cèdent que très rarement le passage. En cas de pluie les autoroutes peuvent devenir bien utiles, car elles deviennent un énorme parapluie (il faudrait que je compte le nombre de fois ou j’utilise les mots grand, énorme, géant sur le blog car dans un pays de 1 milliard 500 millions d’habitants ces adjectifs peuvent vite perdre leur sens).

Hormis ces quelques problèmes esthétiques, ces routes sont un vrai miracle pour la ville. Premièrement, elles permettent de traverser l’immensité de la ville plus rapidement qu’en empruntant les rues ; deuxièmement elles permettent de désengorger les rues du trafic la ville lors des heures de pointes, mais bon à ces heures-là toute la ville est bloquée alors mieux vaut prendre le métro ou rester quelques heures de plus au bureau.


Publié dans Shanghai au quotidien

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