Ceux qui n'ont jamais pris les
transports en commun aux heures de pointe à Shanghai, n'ont pas réellement testé le phénomène de la boite à sardines.
Le concept est simple, réussir à entasser le maximum de personnes dans un minimum d’espace (les sardines c’est vous et la boite, la rame, il n’y manque que l’huile). Malgré les
grandes dimensions des rames de métro ou encore le nombre important de bus, (entre 7h et 9h du mat et 16h30 à 18h30) mieux vaut éviter les transports en commun (surtout la ligne 1 du
métro).
Tous les matins ma belle chemise bien repassée finit dans un piètre état (et je ne vous raconte pas les auréoles), encore une fois évitez la ligne 1 (la clim est quasi
inexistante). Ça bouscule, ça bouscule et … ça bouscule. Je me retrouve souvent coincé entre l’octogénaire qu’il ne faut surtout pas bousculer (et qui en plus trouve toujours le moyen de vous
voler la dernière place assise), les demoiselles toutes mignonnes qu’il ne faut surtout pas toucher, les travailleurs qui ramènent tout leur attirail, l’employé qui malgré un rhume de cheval se
rend quand même au boulot (et au passage vous éternue dessus tout au long du trajet). Bref évitez les heures de pointe. Et même à ces heures, trouver un taxi relève du
miracle.
Malgré ça, le métro reste mon lieu préféré pour vous écrire mes articles (j’ai toujours mon PDA sous la main). En effet, être dans les transports est le meilleur lieu pour avoir
de nouvelles idées (c'est un spectacle permanent de chinoiseries), se rendre compte des dernières tendances, et profiter de ces quelques minutes pour se tenir au courant des news (il y a tout
pleins de petites télés dans les rames et même sur les quais).
En prenant régulièrement le métro on finit vite par connaître le style des usagers de telle ou telle ligne.
Ligne 1 (nord-sud): voyageurs plutôt populaires, ça pousse énormément, c’est la ligne qui à mon avis subit le plus le phénomène de la boite à
sardine.
Ligne 2 (est-ouest): c'est la ligne posh (chic) par excellence, tout est beau, même ses usagers. Elle traverse Shanghai en passant par les beaux quartiers et le district des
affaires. Elle a également une correspondance avec le Maglev (le train super rapide qui vous emmène direct à l’aéroport)
Ligne 3 (nord-sud): ligne populaire, mais beaucoup moins sauvage que la ligne 1
Ligne 4 (ligne périphérique) : c’est une ligne plutôt récente, il y a une certaine mixité parmi les usagers. C’est une ligne agréable, mais par contre vu qu’elle circule en
périphérie de la ville, il faut être assez vigilant lorsqu’on l’empreinte, car on se trompe assez facilement de sens.
Il existe encore d’autres lignes à Shanghai, mais vu qu’elles sont plus excentrées, je ne les empreinte pas. A vous de les découvrir si un jour vous avez
l’occasion.
Me revoilà aux nouvelles,
après une crise de chinophobie, une triple tendinite aigue du poignet et une fracture du lobe droit du cerveau (ouf rien que ça), me voici près à reposter de nouveaux
articles.
Concernant ma tendinite et ma fracture, ne vous inquiétez pas, rien de dramatique, quelques Guronsan bien avalés ont suffit à remettre ma paresse sur pieds...oups!!! Je voulais
plutôt dire, à me guérir de ce petit trouble du poignet. ;)
Et la chinophobie, c'est bon elle s'en est allée jusqu'à la prochaine crise. Apparemment il faut sortir de Chine au moins une fois par an pour s'en guérir, sinon c'est la crise
de folie assurée (conseil de nombreux expats).
En ces semaines d'absence, que s'est-il passé en Chine et à Shanghai ?
Le gouvernement à joué aux apprentis sorciers en déclenchant une tempête de neige à Beijing (ils ont tiré quelques missiles censés provoquer la pluie). Encore une affaire de
plus à classer dans les chinoiseries
Le président américain Barack Obama à fait un passage express à Shanghai (pour confirmer l'implantation du parc d'attraction de la souris aux grandes oreilles), avant de
s'envoler illico presto vers Beijing.
Le beau temps nous a quitté, dorénavant, il pèle aussi bien dehors que dans les appartements. Je ne vous raconte même pas le style que j'ai à la
maison.
J’ai bossé 16 jours d’affilés non-stop (je suis un homme machine)
Et dernière bonne news (enfin surtout pour moi), Noël est dans 6 semaines et je serais de retour à Paris durant cette période de fête (2 semaines de break, du 22 Décembre au 4
Janvier). Les amis préparez vos agendas, car il va être difficile de tous vous voir en si peu de temps.
Il y a des jours comme ça où vous avez juste envie
d'exploser, vous ne supportez plus les chinois. Quoi qu'ils fassent, tout vous agace (Thomas maintenant je te comprends mieux). Je pensais être seul dans ce cas mais apparemment bon nombre de
Laowais (étrangers) souffrent parfois du syndrome de la chinophobie (ça été dur à trouver comme mot). Qu'est-ce la chinophobie, c'est un ras-le- bol constant des chinois:
Marre d'être
constamment bousculé dans les transports
Marre de les entendre
crier (ou plutôt hurler) au téléphone "weiiii!!!" (allooo!!!)
Marre qu'on essaie de
vous arnaquer à chaque coin rue car vous ne faites pas local
Marre de vous faire doubler lorsque
vous faites la queue (c'est assez naturel ça)
Marre que les gens
vous croient sale et vous regardent avec dédain car vous êtes noir (c'est pas tout le monde heureusement)
Marre qu'on vous croit
riche parce que vous êtes étranger
Marre de travailler
avec des personnes non professionnelles qui n’en ont rien à foutre de la qualité et cherchent juste à copier
Marre d'entendre "rei,
rei, rei" (noir, noir, noir) à chacun de vos passages
Marre d'être confondu
avec Barack Obama ou qu'on vous appelle ainsi (au moins une fois par mois)
Marre d'être insulté
en mandarin, voire en shanghaien par des imbéciles en face de vous (lorsque vous voyez tout le monde rire autour de vous et vous pointer du doigt vous comprenez)
Marre d'être pris en
photo comme une bête de foire (certains demandent et vous prennent dans toutes les poses avec toute leur famille et d'autres vous prennent en cachette comme des
paparazzis).
Morgane ajoute :
Marre
d’entendre des raclements de gorge venant du fond de leurs entrailles, ou les rots après manger
Marre
de se faire poursuivre dans les magasins par les vendeuses qui vous déballent tout le magasin devant les yeux en vous disant “Mais si ça c’est beau”
Marre
de devoir même négocier sa pointure de chaussure! (en gros quand ils n’ont plus votre pointure, ils vous refilent une taille en dessous ou au dessus)
Marre
de répéter 50 fois l’adresse au chauffeur de taxi pour qu’au final il vous redise la même chose que ce que vous lui avez dit
C'est
notre quotidien en Chine en tant que Laowais, le pétage de plomb. Heureusement, c'est pas tous les jours comme ça. Il y a quand même beaucoup d'avantages en étant en
Chine.
A
présent je comprends pourquoi les Laowais se retrouvent entre eux et préfèrent rester entre eux. Certains évitent même de côtoyer les chinois.
C'est
aussi ça la Chine, on ne vit pas avec les chinois, on cohabite avec eux.
Etes-vous déjà rentré dans un lieu et eut le
sentiment de retomber en enfance?
Quoi?!! Non?!!
Jamais?!!
Soit vous avez eu une
enfance pas très joyeuse (je dirai même merdique), soit vous n'avez jamais mis les pieds dans un parc d’attraction (Disneyland Paris ni même le parc Astérix) ou soit vous faites parti de ces
personnes pas drôles.
Si vous avez manqué
quelques étapes dans votre enfance, je vous propose d'y retomber, en allant au tout nouveau Barbie store de Shanghai. Oui, oui, un magasin entier destiné à la petite poupée blonde à la taille
mannequin (moi je l'appelle la petite pétasse, appelez-la comme il vous convient).
Le magasin se situe
sur l'une des plus belles artères commerçantes de Shanghai: Huaihai zhong lu. C'est immense, le magasin à lui tout seul occupe tout un bâtiment (6 niveaux dédiés à Barbie). Chaque étage a un
thème spécifique, et conte le mythe de cette poupée (qui a tout de même 50 ans et toute sa plastique).
Entrer dans ce magasin,
c'est sûrement le rêve de toutes les petites filles, un monde tout rose bonbon et un monde de princesse, avec tout un tas d'accessoires
Barbie en tout genre (Barbie jeans, Barbie boucle d’oreilles, Barbie par ci et Barbie par là).
Et pour les mecs ça
vous rappellera la bonne époque où vous coupiez méchamment les cheveux de la Barbie de votre sœur (ou pire lui arrachait la tête) et couriez vous cacher sous les jupons de
maman.
Le
Barbie store est génial, l'architecture et le design sont très soignés, l'escalier monumental encerclé de Barbies (plus de 200 Barbies ont été nécessaires rien que pour l'escalier et celles-ci ne
sont pas à vendre) est tout simplement sublime. Ce magasin vaut vraiment le détour. Par contre, évitez d'y emmener une gamine car soit vous ressortirez avec quelques Barbies à vos bras (les prix
ne sont pas donnés et on y trouve aussi pas mal de modèles collectors) et y laisserez votre porte-monnaie, soit vous ressortez du magasin sans lui avoir offert au moins une poupée et vous
passerez pour un vilain ogre tout pas beau. Lol !!! Dans les deux cas, évitez d'y emmener vos bambins. C'est un magasin de grands enfants riches.
D’ailleurs si vous n’avez pas encore assez dépensé et que vous ne vous sentez pas au mieux de votre beauté, vous passerez au Barbie Spa (je vous l’ai dit, il y a du Barbie dans
tout les sens) qui occupe un autre niveau du magasin. On vous y offrira, contre quelques billets, des soins de princesse (manucure, pédicure, soins du visage…), ce magasin est vraiment destiné
aux enfants... Car après tout, comme le dit si bien Barbie à ce niveau : « I was not designed to do house work » (« Je n’aie pas été conçue pour faire le
ménage »).
J'oubliais de préciser, après toutes ces émotions, n'hésitez pas à passer au Barbie bar (je sais ça sonne bizarre), au 6ème étage; les glaces sont délicieuses et l'accueil digne
d'un hôtel.
En vous baladant dans les parcs de Shanghai vous
pouvez apercevoir tout et n'importe quoi.
En ce qui concerne les
“tout”:
- des petits vieux
pratiquant leur gymnastique,
- d'autres prenant des
cours de danse,
- des réunions
dansantes (en général 200 personnes),
- des jeunes jouant au
basket,
- des papis jouant aux
échecs,
- des amoureux en mal
d'amour
- et pour finir des
futurs mariés posant devant des objectifs.
Pour le “n'importe
quoi”:
- vous croiserez des
personnes marchant à l'envers (les moonwalkers c'est comme ça que je les appelle),
- d'autres se
trémoussant violemment (apparemment c'est bon pour le corps),
- des personnes
faisant du karaoké avec leur radio à fond les watts et leur micro (si si je vous jure),
Mais dans tout ça vous
verrez rarement des jeux pour enfants (ou très occasionnellement), par contre vous verrez de drôles d'engins ressemblant bizarrement à des jeux pour bambins mais cette fois-ci destinés aux
adultes.
En fait, ces
accessoires urbains sont des appareils de gymnastique. Ils sont plus particulièrement destinés aux seniors pour leur permettre de maintenir leur forme (en Chine ce sont les vieux qui
s'entretiennent). Ces gadgets sont très bien étudiés et vous font vraiment travailler les parties du corps concernées. J'ai essayé quelques-uns de
ces bidules, après 5 minutes d'activités on commence à sentir les efforts (ou peut-être que je deviens vieux).
Alorspourquoi payer à papy un abonnement dans une salle de sport quand on peut tout simplement le mettre à la porte et l'envoyer faire son bric à brac dehors (aller
du vent les vieux, allez au parc). Ça c'est de l'économie.
Nous voici de retour à Shanghai après avoir passé 8 jours de rêve en
Malaisie.
En tout cas rien à dire, la Malaisie (et notamment Kuala Lumpur et Perhentians island)
ça claque.
Il fait constamment beau (35° en ce début de mois d'octobre, et la nuit il pleut), les
rues sont propres, ça sent bon (pas comme à Shanghai où certains matins dès l'ouverture de votre porte vous avez des nausées), les malaisiens parlent anglais (et savent extrapoler, pas besoin de
répéter 15 fois le même mot avec différentes prononciations).
Les gens ne crachent pas, ne rotent pas et ne pètent pas en public (ça c'est super
agréable).
Personne ne se bouscule dans les transports, les gens sont polis entre eux, courtois
et galants (mesdemoiselles oubliez la galanterie en Chine ). Tout le monde sait faire la queue (moi qui venait tout droit de Londres avant mon arrivée en Chine, je fût choqué par ce manque de
civilité).
Bref en voyageant à travers l'Asie et en rencontrant pas mal d'amis asiatiques autres
que des chinois, le constat est ... C'est méchant à dire mais ... les chinois sont un peu bé-bêtes, enfantins, inéduqués et incivilisés (ouf c'est dit, désolé mais fallait que ça
sorte, je sens que les foudres vont me tomber dessus). Heureusement qu'ils sont gentils comme des enfants (un grand sage m’a dit un jour humhum: les enfants c’est comme les pets, on ne
supporte que les siens), accueillants (ça dépend avec qui) et possèdent un beau pays, sinon, ils n'auraient rien pour eux. Pauvres chinois, mais je vous aime bien!!!
Bref revenons-en à nos vacances. Ces 8 jours de congés ont été divisés en 3 jours dans
la capitale (Kuala Lumpur (KL)) et 4 jours sur Perhentians island (ile paradisiaque au nord de la Malaisie) et 1 jour de transport non-stop (3 vols différents, Kota Bharu-KL, KL-Shenzhen,
Shenzhen-Shanghai).
Kuala lumpur
C'est une toute petite capitale construite au milieu de la jungle, on y trouve de très
belles variétés de plantes en tout genre. La ville est dominée par les Petronas Twins Tower, reliées entre elles par une passerelle aérienne (skybridge). Les tours dominent largement la ville et
culminent à plus de 400 m de haut (pendant de nombreuses années elles ont été les plus hautes du monde ou d'Asie, un truc du genre). Elles dominent tellement qu'elles sont la seule véritable
attraction de la ville. Où que vous soyez vous apercevez les tours. En gros la majeure partie du tourisme à KL s'organise autour de celles-ci. Par contre ne vous prenez pas la tête à vous lever à
6h du mat pour faire la queue à 7h pour accéder au skybridge, car vous poireauterez comme des cons (la réception débute aux environs de 9h et c'est blindé de monde). Les plus chanceux obtiendront
un pass pour accéder à la passerelle dès le matin et les plus malheureux obtiendront un ticket pour revenir dans l'après midi (15h). Je fus du groupe des chanceux. Après 1h30 de queue (pire qu’à
Disneyland Paris pour faire Space Mountain) je pus accéder au skybridge, mais la déception fut aussi grande que l'attente, la ballade ne dure à peine que 10 minutes (juste le temps de prendre
quelques clichés) sous la surveillance d'une guide stricte.
Ensuite aux alentours des Twins towers, il y a deux visites qui valent le coup. La
première, la tour d'antenne de télévision qui se situe au sommet d'une colline et permet d'admirer toute la ville avec une vue à 360° (meilleur que le skybridge). Depuis la tour vous constaterez
assez vite l'étendue de la ville et l'immense forêt tropicale qui l'entoure (c'est pas désagréable).
Et la seconde ballade que je vous recommande est dans le parc naturel (la jungle) où
vous pourrez admirer toutes sortes de plantes, voir des singes traverser la chaussée, ou encore entendre des bruits bizarres dans les feuillages (je n'ai pas voulu y jeter un
oeil).
Et pour finir avec KL, à environ 30 minutes en bus du centre ville (c'est assez drôle
d'ailleurs car les chauffeurs conduisent comme des fous, et mettent la radio à fond pour tous les passagers), il y a la grottes de Batu Caves. C'est une grotte hindou au fin fond d'une montagne,
où chaque année, la communauté religieuse indienne organise des rituels assez mystiques ouverts au public, ou des croyants se percent la peau du dos avec des crochets, se font passer des bâtons
dans le nez (et le pire entre les joues). En gros que des choses kiffantes. Mais j'ai oublié de préciser, pour accéder au site il nous a fallu escalader les 272 marches du site (c'est pas de la
tarte, en plus elles sont super étroites). Mais le jeu en vaut la chandelle.
Donc au final en deux jours (maxi 3) nous avions quasiment visité toute la ville. Il
va falloir qu'ils pensent un peu plus aux touristes s’ils veulent que leur ville s'épanouisse.
Et pour la fin de notre voyage nous nous sommes envolés pour Kota Bharu, au
nord-est de KL (en 45 minutes d'avion vous y êtes), pour un périple de 4 jours sur les iles paradisiaques de Perhentians (seulement accessibles par taxi-boat). Alors là, durant ces 4 derniers
jours on aura rien branlé. Dodo dans la cabane (d'ailleurs assez spartiate, tout en bois avec toiture en taule, et douche à l'eau froide, mais on s'en fout on n’y passera que nos nuits), dodo
sur la plage, bronzage (oulala je sens le sourire moqueur sur vos visages, bein quoi même les noirs bronzent), manger, baignades dans une eau à 30°, ballades dans la jungle. 4 jours de
bonheur sur une plage magnifique, par contre prévoyez les bombes aérosols et les lotions anti-moustiques (ils vous attaquent en masse).
Le bémol, 2 jours avant de quitter l'ile, Morgane s'est fait piquer le visage par
une araignée et en une nuit, elle s'est transformé en Elephant Man. Et ce n'est pas tout, le jour d'après, elle s'est ouverte le pied en se baladant pied nus en dehors de la plage (quel
boulet!!!). Résultat plus de baignade pour mademoiselle. Quelle fin de vacances, n'empêche je suis tout de même heureux de retourner à la maison, et retrouver mes petits
chinois.
Chaque 1er
octobre pour célébrer la création de la République Populaire de Chine, les "généreux" dirigeants de la nation octroientà tous les travailleurs du pays 8 jours de
congéspayés(ainsi qu'un énorme feu d'artifice à Beijing, d'ailleurs celui
de cette année sera sûrement le plus grand du monde).
Cette année, le
pays fête ces 60 ans, et à l'approche d'un tel évènement comme d'habitude, la Chine se refermera un peu plus sur elle-même, avec de nouvelles règles d'attribution des visas
(comme ce fut le cas durant les JO, avec le nombre qu'ils sont, ils n'ont pas vraiment besoin d'immigration les chinois), en limitant au maximum les déplacements internes et en multipliant les
contrôles (de quoi ont ils peur bon sang, la Chine est sûrement l'un des pays les plus sûrsau monde).
En tout cas 8 jours de vacances c'est tiptop, car à la longue travailler avec des chinois c'est dur (pour ne pas dire chiant).
"8 JOURS",
génial non? En réalité pas tant que ça. Ce geste patriotique et d'une grande "générosité" est tout simplement un
cadeau empoissonné. Imaginez-vous 1.3
milliards d'individus qui partent en vacances en même temps, qui se retrouvent tous à affluer dans les gares, les
aéroports et les autoroutes en même temps. C'est un cauchemard à la fois pour les transporteurs (affrêter tout ce monde) et pour les clients qui,faute de mieux,apprennent très vite la loi du premier arrivé, premier servi.
C'est toute laChine qui bouge en
même temps. Ceux du nord descendent vers le sud, ceux du sud vont au nord, chacun rentre dans sa ville natale. Le
bordel en gros.
Les plus riches
et plus chanceux quant à eux sortent deChine
et vont à l'étranger pour éviter tout ce merdier. J'en ferai de même en passantces quelques jours de bonheur en Malaisie, me reposer loin
de Shanghai et de ces 20 millions d'habitants.
A moi 8 jours de
folie entre Kuala Lumpur (et ses tours Petronas) et les iles paradisiaquesde PerhentianKotaet Bharu avec son ciel bleu et ces plages de sable fin (j'espère que le soleil sera là). Décollage demain 16 heuresà Pudong airport, sur ce,bonnesvacances à vous mes cocos.
Ps:Question: à
quand la création d'un système de vacances individualisées, c'est quoi cette politique où l'on ne peut choisir soit mêmeses jours de congés.
Mais où étais tu donc mon cher
monsieur Usain Bolt. Ce weekend on s'est rendu au Shanghai Golden Grand Prix, qui n’est ni plus ni moins qu’une manifestation internationale d'athlétisme.
L'évènement avait lieu au Shanghai stadium, qui, chance pour nous, est à moins de 10 minutes à pieds de la maison.
Ça faisait déjà quelques mois que l'on voyait partout placardé dans Shanghai des affiches monstres, dans les taxis les pubs mettant en avant les épreuves tournaient en boucle.
Sur les écrans géants des malls c'était de même. Tout était fait pour nous mettre l'eau à la bouche. Ah oui, j'ai oublié le gros de la pub: Usain Bolt (recordman du 100 et 200m, champion
olympique et du monde, waouuuuuu beau CV dis donc) en géant pour promouvoir la compétition et la star chinoise Liu Xiang (champion olympique 2004 du 110m haies et dieu dans son pays). Ces deux
poids lourds suffisaient pour attirer la foule. Donc comme un couillon je me suis précipité pour acheter mes places. Voir Speedy Gonzales en vrai, ça valait le coup.
Malheureusement pour moi et tous les spectateurs (faut absolument que j’arrête de dire « moi », et re « moi » toujours en premier, Morgane ne cesse de me le
répéter, mais bon…), les organisateurs se sont, soit foutu de nous en faisant de la publicité mensongère avec l'image de Bolt (le pauvre gars s'il savait qu'en chine tout le monde se fout
complètement du droit à l'image), ou soit ils l'ont invité et ce monsieur s'est finalement désisté. Donc pas de Speedy Gonzales sur la piste.
On a tout de
même assisté à une compétition plutôt intéressante, difficile à suivre par moment (car toutes les épreuves se déroulent quasi en même temps, on est vrai bien devant son écran de télé). On a eu
droit à un beau 100m et une course finale de 110m haies, bien plus qu'accrocheuse, avec une arrivée de folie où la star locale, Liu Xiang, est revenue sur le coureur en tête sur les 10 derniers
mètres, franchissant tous les deux l'arrivée en même temps. Durant 5 minutes régnait un doute dans le stade concernant le vainqueur, mais pour les chinois sans aucun doute leur champion avait
gagné. D'ailleurs tous les journalistes n'ont pas attendu l'annonce des résultats, pour se précipiter vers lui et le congratuler de sa victoire... oubliant au passage ce pauvre américain qui avait également fait une course du tonnerre. Malheureusement pour les chinois, après 5 minutes, le
tableau d'affichage donnât la victoire à l'américain, mais ce n'est pas pour autant que les journalistes se précipitèrent pour le féliciter. Bien au contraire, pour les chinois les arbitres
s'étaient sûrement trompés, sans aucun doute leur athlète était vainqueur (aaaahhhh!!!fichu
patriotisme!!!)
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